Ce qui fait le prix
Le prix d’une menuiserie se compare mal d’un devis à l’autre, parce que deux devis chiffrent rarement la même chose. L’ordre de grandeur, lui, se dit sans détour : une ouverture remplacée se compte en centaines d’euros, un jeu complet de fenêtres pour une maison se compte en milliers, et il passe en dizaines de milliers dès que s’y ajoutent une porte d’entrée, des volets motorisés et la reprise des finitions. Voici les cinq lignes qui expliquent la plupart des écarts.
1 Dépose totale ou pose en rénovation
La pose en rénovation conserve le dormant existant : moins de main d’œuvre, pas de reprise de tableau, mais un clair de vitrage réduit. La dépose totale coûte plus cher et impose des finitions, et c’est la seule option quand le dormant est humide ou déformé.
2 Le matériau et les dimensions
À dimensions égales, le PVC reste le plus accessible. Au-delà d’une certaine largeur d’ouvrant, il n’est plus possible et l’aluminium devient obligatoire, ce qui change le devis d’un cran.
3 Le classement air, eau, vent
C’est le poste invisible. Une menuiserie mieux classée face au vent coûte plus cher à l’achat et n’a l’air de rien sur un devis. Sur une façade tournée vers la mer, c’est pourtant elle qui décide du résultat.
4 L’accès et l’étage
Une baie coulissante de grande dimension au premier étage d’une maison de ville se monte avec du matériel de levage. Cette ligne existe, elle se voit, et elle n’a rien à voir avec le produit.
5 Les aides, avec leurs conditions propres
MaPrimeRénov’ s’adresse aux propriétaires d’un logement construit depuis au moins 15 ans utilisé en résidence principale, et impose un professionnel reconnu garant de l’environnement. L’éco-prêt à taux zéro, lui, vise un logement construit depuis plus de 2 ans. La TVA à 5,5 % suppose un logement achevé depuis plus de 2 ans et des travaux d’amélioration de la performance énergétique répondant aux critères techniques. Trois dispositifs, trois conditions distinctes : elles ne se mutualisent pas.